Journée Mondiale des Toilettes: 2,4 milliards de gens ne peuvent plus attendre

Construction de latrines à Quayabal (Equateur) © Protos

À l’occasion de la Journée Mondiale des Toilettes (19 novembre), le monde attire l'attention sur un problème majeur. 2,4 milliards de gens n'ont pas de toilettes propres. Aujourd'hui, selon l’ONU, 946 millions de gens font leurs besoins en plein air, dans les bosquets, les rivières ou dans la rue.

Avoir accès à l'eau potable et l’assainissement est un droit de l’homme, reconnu par l’ONU. Depuis 1990, 2,1 milliards de gens ont accès à une toilette, entre autre grâce à l’impulsion des Objectifs du millénaire pour le développement. Aujourd'hui encore, un tiers de la population mondiale n'a toujours pas d’installation sanitaire de base. Les Objectifs de développement durables (ODD), qui constituent l'agenda international au développement pour les 15 ans à venir, ont établi dans l’ODD 6 un plan ambitieux: en 2030 tout le monde doit disposer d’une toilette.

Un manque de toilettes ou de latrines met en à mal les chances de survie, la santé, la dignité et la sécurité des populations vulnérables. Chaque jour, 1000 enfants de moins de 5 ans meurent des suites d’une diarrhée, une maladie causée par le manque d'eau potable et le manque d'hygiène. Ne pas avoir de toilette propre a aussi des implications sur la croissance et le développement cognitif des enfants. Qui plus est, les jeunes filles et les femmes courent le risque de se faire violer lorsqu’elles n’ont pas d'intimité pour faire leurs besoins. Et à la puberté, la fréquentation scolaire des filles diminue lorsqu’il n’y a pas de toilettes à l’école.

L'organisation de développement belge Protos s’engage tous les jours avec ses partenaires pour faire en sorte que les populations en Afrique et en Amérique latine aient accès à des toilettes propres. Les défis sont énormes et l’ONG est engagée sur plusieurs fronts. Des latrines sont construites en collaboration avec la population et les gouvernements locaux, non seulement dans les maisons familiales, mais aussi dans les écoles et dans d’autres lieux publics. Les latrines EcoSan sont le plus souvent installées. Dans celles-ci, les excréments solides et liquides sont séparés et peuvent ainsi être utilisés après un certain temps comme engrais pour les champs. Mais le fait d’avoir une toilette ne signifie pas qu’elle sera utilisée correctement. Grâce à des méthodes participatives, les communautés sont encouragées à ne plus faire leurs besoins en plein air. Enfin, des projets sont également menés autour de l’évacuation des excréments. Les services d’assainissement et la collecte des eaux usagées sont le plus souvent inexistants dans les pays en voie de développement. Les défis à relever sont donc énormes.

Contact:

  • Marc Despiegelaere – marc [dot] despiegelaere [at] protos [dot] ngo – 09/235 25 17 – 0475 25 42 97
  • Dries Moorthamers – dries [dot] moorthamers [at] protos [dot] ngo – 09/235 25 15 – 0485/64 11 84