Le rapport de l'OMS souligne le manque d'eau potable et les infrastructures sanitaires dans les zones rurales.

© Dieter Telemans

Aujourd'hui, mondialement 2,5 milliards de gens n’ont pas d’accès à l'assainissement de base. Environs 748 millions n'ont pas d'accès direct à l'eau potable. Mondialement des mesures sont prises pour donner l'accès à ces 2 droits humains, mais un manque de fonds financiers rend la réalisation des ces projets difficile. Ceci est la conclusion du rapport GLAAS 2014 de l’ONU (UN-Water Global Analysis and Assessment of Sanitation and Drinking-Water). Les données de 94 pays ont été analysées pour ainsi mettre en carte les évolutions et les choses à améliorer en ce qui concerne l'assainissement et l'apport d'eau potable dans les pays en développement.

Engagement politique accru

Michel Jarraud, chef du département Eau de l’ONU, souligne que l'engagement politique est la clé au succès pour l'amélioration de l'apport d'eau potable et de l'assainissement dans les pays en développement. Pour assurer un avenir où tout le monde peut avoir une vie saine et prospère, il est nécessaire que l'eau potable et l'assainissement soient au premier point de l'agenda politique. Dans deux-tiers des pays interrogés l'accès à l'eau potable et l'assainissement sont reconnus comme droit de l'homme dans la législation nationale. C'est pour cela que beaucoup de pays en développement ont mis sur pied un plan politique national. Il y a aussi sur le plan international de plus en plus de collectes de fonds pour l'apport d'eau potable et d’assainissement. En 2010 8,3 milliard de dollars furent investit pour ces projets. En 2012 c' était 10,9 milliard, ce qui est une augmentation de 30%!

Des défis importants

Il y a encore toujours insuffisamment de moyens financiers pour donner à tout le monde accès à l'eau potable et aux installations d'hygiène. Plus de 80% des pays interrogés admet que les moyens actuels sont insuffisant pour réaliser leurs objectifs. Bien qu'il y ait de plus en plus de fonds pour le développement, il y a encore beaucoup à faire pour amener ces fonds aux projets dans les régions rurales. C’est pourtant là que les problèmes sont les plus urgents. Actuellement, moins de 10% des dépenses sont investit dans l'amélioration de facilités sanitaires dans les régions rurales appauvries.

Sur le plan politique il y a encore beaucoup à faire. Moins d'un tiers des pays interrogés ont un plan d'investissement qui et mis sur pied et évalué. C'est surtout dans les écoles et les hôpitaux que l'hygiène est importante. Dans moins de 30% des pays interrogés, un tel plan est mis en œuvre pour améliorer les conditions d'hygiène dans ces institutions. Une des conséquences du manque de plan d'action politique est que beaucoup de ces pays n'ont pas assez de données concrètes pour analyser la situation actuelle dans leur pays. Ces données sont pourtant très importantes pour savoir dans quelles régions du pays il n'y a pas encore d'accès à l'eau potable et à l'assainissement.

Impact positif d'investissement

Mondialement des millions de gens ne peuvent pas se laver avec de l'eau propre. Des maladies mortelles comme le cholera et l'hépatite sont ainsi transmises à la population, ce qui engendre des épidémies. Les investissements dans l'eau potable et l’assainissement ont un impact positif. Les habitants des pays en développement pourraient ainsi avoir une vie plus saine, ce qui diminuerait les frais de santé tant pour l'individu que pour la société. Si il y a moins d'eau salie, nos ressources naturelles seraient moins touchées. C'est pour cela qu'il est important de continuer à investir dans l'eau potable et les infrastructures sanitaires.

 

  • Résumé: Elke De Beir
  • Source: OMS