Les femmes en première ligne dans la gestion de l’eau

Consultation à Sosso © Protos

BENIN - Dans bien des communes, alors que les femmes subissent toujours la corvée d’eau, elles sont souvent absentes dans les instances de gestion de l’eau. Cette situation a toujours été déplorée et constitue un défi pour les acteurs et partenaires intervenant dans le secteur de l’eau.

Dans le cadre du projet GLEauBe, l’approche genre et la participation des femmes ont été prises en compte à plusieurs niveaux. Avec les séances de sensibilisation, les femmes ont été appelées à ne plus rester en marge de la gestion de l’eau. Pour preuves, les organes de gestion des ACEP (l’Association des Consommateurs d’Eau Potable) dans les 5 communes bénéficiaires du projet ont des femmes pour présidentes.

Ainsi, dans le processus de la délégation, le travail de sensibilisation a permis d’aboutir à l’engagement des femmes à gérer les ouvrages. Au total, 180 femmes ont été propulsées délégataires au niveau des cinq communes représentant un pourcentage de 21% (180/865) en ce qui concerne les ouvrages simples.

De même, dans la constitution des comités exécutifs pour la mise en place des ACEP, le projet a facilité la présence de plusieurs femmes. En somme, au niveau des cinq communes, 50% des délégués de village sont des femmes et 43% des femmes sont élues au niveau des cellules d’arrondissement. Comme mentionné plus haut, au niveau des comités exécutifs, 100% des présidences sont assurées par les femmes. Cette forte participation s’explique par leur prise de conscience et surtout leur détermination à voir s’améliorer la gestion des ouvrages et du service en général. Cela semble évident puisqu’elles sont les premières concernées car premières victimes des dysfonctionnements qui surviennent au niveau des ouvrages.

 

Texte: Alain Tossounon